Wos-pitalité : le Wos bar et ses miracles

Laissez-moi vous raconter une histoire de bar…

Il y a trois mois, je me suis mariée au Wos. Je l’ai fait avec la bénédiction, la présence et la générosité propriétaire devenu ami, sous le regard amusé de mes anciens collègues. Moi, ex-barmaid, j’épousais l’ancien manager.
Je peux dire sans aucun doute que ce bar occupe une place particulière dans mon coeur et dans mes souvenirs. En plus d’être l’endroit où j’ai fêté mon mariage, il a été l’acteur principal de certains des mois les plus mémorables de ma vie. Et continue à faire partie de ma vie, peut-être même plus maintenant alors que nous sommes en plein road trip aux Etats-Unis.

Wos Bar
Wos Bar. Credit photo Wos Bar

Tout a commencé il y a un peu plus d’un an, au début de l’été dernier …

Un ami m’avait parlé d’un job dans un bar, qui ne m’intéressait pas à ce moment-là. J’avais un boulot : enseigner l’anglais d’une façon amusante à un groupe d’enfants pendant quelques semaines. Avec cette activité, et pourvu que j’aille squatter la maison de mon père en Bretagne le reste de l’été, j’étais sûre d’avoir enfin le repos physique dont j’avais besoin depuis deux ans, et le repos émotionnel dont j’avais avait besoin depuis… trop longtemps pour m’en souvenir.

Bien sûr, les choses se passent rarement comme on les a rêvées. Ce job est tombé à l’eau et je me suis retrouvée sans rien, avec un loyer et des factures à payer, et un réfrigérateur aussi vide que mon compte en banque.

Wos Bar
Wos Bar – Credit Photo Wos Bar

Donc j’ai fait ce que je devais faire :

J’ai pratiquement couru au bar, même si je n’avais littéralement aucune expérience dans le domaine (je ne m’étais même jamais fait moi-même un cocktail, à moins que mettre un peu de coca dans beaucoup trop de rhum au pire moment de mon existence compte, et je n’aurais pas pu ouvrir une bouteille de vin avec grâce même si ma vie en dépendait – honnêtement, c’est toujours le cas pour le vin…).
Je fus accueilli par un des barmen qui m’a vraiment mise en confiance et qui m’a dit de revenir plus tard pour rencontrer Simone, le manager. Je l’ai fait, nous avons discuté, il m’a dit qu’il allait parler de moi au patron et m’a demandé d’envoyer mon CV par mail. J’ai passé un entretien et j’étais tellement stressée que j’ai fait tout sauf une bonne impression (merci le désespoir de me sortir de la faillite et de manger du riz trois fois par jour tous les jours), mais – étonnamment – c’est mon CV académique qui m’a sauvée (comme quoi tout peut arriver).
J’étais franchement nulle à l’essai, mais les barmen et le manager ont été encourageants, pédagogues, et j’ai honnêtement donné tout ce que j’avais. J’ai souris comme jamais en travaillant pendant des heures debout à bouger non-stop et essayer de comprendre des choses dont je ne savais rien, en essayant de me souvenir des noms, des cocktails, des recettes, des bouteilles, des prix, des procédures… et ils n’avaient probablement pas de meilleure alternative (ou ils m’aimaient bien, ou les deux), alors j’ai eu le job.

C’était dur, c’était fatiguant, c’était épuisant mais aussi… vraiment chouette

J’ai rencontré des gens incroyables, y compris mes collègues, le propriétaire, le personnel des bars et pubs du coin, et les clients. Nous sortions après le service, pour faire un peu plus la fête ou pour se détendre un peu parce que nous étions trop agités ou fatigués (ou les deux) pour aller dormir tout de suite.
Ce fut incroyablement excitant, incroyablement épuisant, mais une expérience extraordinaire. Il y avait des semaines où je me réveillais, je me préparais, j’allais bosser de longues heures, je sortais après, j’allais me coucher, puis me réveillais 6 à 8 heures plus tard, quand il était temps de se préparer à retourner travailler. Souvent je me suis retrouvée à n’avoir ni le temps ni l’énergie d’aller faire des courses ou le ménage. Mais qu’est-ce que ça en valait la peine !

My last night at Wos - Photo Credit : Brefoto
Mon dernier jour au Wos – Vous reconnaîtrez Simone – Photo Credit : Brefoto

Puis les cours ont repris mi-septembre

J’étais toujours à temps plein jusqu’à la fin octobre, donc la fête s’est arrêtée pour moi à ce moment-là. Je pouvais déjà à peine aller en cours avec le boulot, je n’avais pas la force d’étudier en rentrant à la maison, encore moins de faire la fête !
Puis le manager de l’époque m’a demandée en mariage quelques jours avant qu’il n’arrête de travailler là-bas, et j’ai démissionné fin février pour faire un stage important dans mon domaine d’études.
Evidemment, faire notre réception privée puis la grosse fête de notre mariage au Wos était une évidence ! Je crois que si on avait littéralement pu se marier au bar, on l’aurait fait. Mais ce n’est pas tout ce que le Wos a fait pour nous…

Pendant notre voyage de noces en backpack aux États-Unis, l’entité Wos Bar a fait partie intégrante de notre périple. 

Environ la moitié des personnes qui nous ont hébergés ou avec qui nous sommes sortis aux États-Unis ont un lien avec le Wos : soit nous deux ou l’un d’entre nous avons fait leur rencontre là-bas, ou ils nous ont été présentés par l’intermédiaire du Wos. Ce lieu a rendu notre séjour encore plus agréable et beaucoup plus facile…
Pour cette raison – eux – et parce que c’était seulement l’été dernier que toutes ces choses incroyables se sont déroulées, je n’ai pas arrêté de penser au Wos. Il m’était impossible de ne pas écrire toute ma gratitude, et d’encourager les gens qui vivent à Paris ou voyagent de partout dans le monde à aller y boire un verre, et de peut-être regarder un match de football américain ou enchaîner les shots jusqu’à 5h du matin le week-end.
Donc si vous avez une soirée de libre à Paris, pourquoi ne pas tester l’expérience Wos ?
Qui sait, la même chose pourrait peut-être vous arriver…!
Alice.
Pour jeter un oeil à  ce qui se passe là-bas :

EDIT du 4 juillet 2017 : le Wos vient de fêter son 10ème anniversaire ! Une soirée incroyable, pleine de joie et faisant hommage à ceux qui « ont fait le Wos ». C’est toujours aussi émouvant de voir son bébé – même quand on y a passé peu de temps – grandir, évoluer, et réunir toujours ceux pour qui il s’agit vraiment d’une « Home away from home »….


2 Commentaires

Ajoutez les vôtres

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *